Samedi 3 Decembre : La Cite / Parc Expo

Published on décembre th, 2011

Aujourd’hui, il était difficile pour moi de voir beaucoup de concerts. Entre un Ubu plein à mon arrivée tardive sur les lieux et un 4Bis bondé dès le premier concert, je me retrouve privé de musique jusqu’à nouvel ordre. Cela ne durera pas, fort heureusement, car la soirée de la Cité approche et aujourd’hui, c’est un line-up bien terrible à base de Hip-Hop. Ce serait réducteur que d’assimiler cette soirée uniquement au Hip-Hop car nous aurons à faire à la poésie d’Epic Rain,  mais aussi aux boucles electros de Ghostpoet et à l’energie funky Soul de Backpack Jax.

GHOSTPOET

Ghostpoet m’a tué, c’était vraiment très très bon. Je vous conseille vivement l’Album Peanut Butter Blues And Melancholy Jam. Les Backpack Jax, que j’avais vu à l’Ubu lors de la Tournée des Trans, me font toujours autant danser et Epic Rain, je suis arrivé sur le dernier morceau. Difficile donc de vous en parler. Pas vraiment de deception sur cette soirée à la salle de la Cité, cool ! J’en ressors même ravi, avec une furieuse envie de remettre le couvert pour quelques heures de plus au Parc Expo. Go to the TransNavette !

CARBON_AIRWAYS

A peine arrivé au Parc, direction le Hall9 pour Carbon Airways. Les gamins ont 14 et 15 ans et là je dois l’avouer, leur set dépote. Le Hall9 est vraiment entrain de vibrer devant ces deux petits qui sautent, chantent et trifouillent leurs machines avec une aisance déconcertante. Ma seule et unique question : Génies ou pantins ? Car si l’oeuvre artistique sort de leurs propres cerveaux, on a à faire à de futurs killers de dancefloor. Mais, je ne peux m’empêcher d’avoir toujours ce doute, d’un éventuel proche qui, dans l’ombre,  orchestrerait le tout. Je sais, ça casse la magie du truc, mais bon. Je cherche toujours à savoir ce que je mange en lisant les étiquettes de ce que j’achète, c’est la même pour ce que je mets dans mes oreilles.

Public Trans 2011

Je quitte le set des minots pour entre-apercevoir une fin de Galaxie. C’est Bear, le chanteur de Monkey & Bear qui me conseillait fortement d’aller voir Galaxie. Bon, ben , je n’ai pu voir que deux morceaux. Ce que j’ai vu, je n’ai pas vraiment aimé, mais bon, difficile d’apporter un réel jugement, juste et efficace, quand on ne voit qu’un tout petit bout du set.

Vous l’aurez compris, j’ai raté Mexican Institute Of Sound, et je m’en suis mordu les doigts. Du coup, c’est déjà Shabazz Palaces qui entame son set, Hall4. Hmmm … Pas terrible, mais pas mal. Ce genre de set étrange, qui, de part l’inégalité déçoit forcément. Il y avait de chouettes moments tout de même. Ce ne sera pas la claque du jour, pourtant cela aurait pu l’être.

L'espace restauration/bar Hall5

Le problème du samedi soir, c’est que c’est fin de festival et donc, on cherche à profiter un peu plus des copains et du bar. Du coup, cette soirée ne ressemble pas à celle de le veille, qui était une soirée marathon, de Hall en Hall. Là, pour le coup, je me suis laissé porter et j’ai raté pas mal de choses. Ne m’en voulez donc pas si votre découverte ne se retrouve pas dans cet article. Soit j’ai pas aimé mais je vous le dirait, soit je n’ai tout simplement pas vu. Bref.

Du coup, là, entre 23h30 et 00h30, j’ai rien vu.

00h30, Hall9 : Agoria.

AGORIA

Agoria moi j’ai beaucoup aimé. Un excellent mix old school, pimenté par le Crispy Bacon de Garnier. Le visuel est tout aussi séducteur que le set d’Agoria. Un écran gigantesque et une qualité de diffusion assez démente. Pure moment en apesanteur, maintenu par le beat lent et rond d’un Agoria au top.

Spoek Mathambo

Déçu par Spoek Mathambo, Spank Rock, je décide de retourner Hall9 pour y passer un bon bout de soirée. De toute façon, je suis déjà dans l’ambiance danse. OK, le bûcheron Huoratron est entrain de faire le job. C’est énervé, un poil agressif, mais c’est bon. Le défouloir en quelque-sorte.

Huoratron

S’en suit le set de Don Rimini, pour son premier live machines. Il est haut perché le Don Rimini, j’ai jamais réellement aimé ça, le côté “le dj est un dieu”. Cela dit, cette position haut perchée sert le visuel qui, il faut le dire, est bluffant. Superbe univers visuel, set intéressant, bon moment.

Dans la Green Room, Baadman défonce tout.

Après un moment d’errance, je retrouve, comme à l’habitude, toute la bande de potes devant le dernier son, Hall4. C’est un peu la tradition. Le rendez-vous de la fin, le moment où Jean Louis Brossard prend le “èm aïe si” pour les remerciements.

L’édition se termine donc sur Senior Picante qui ne reproduit pas l’exploit de Batida l’an passé. Souvenez-vous, un Hall4 complet, totalement fou et qui en redemande. C’était seulement après un bon rappel que l’édition se refermait en toute beauté.

En tout cas, c’était pas mes meilleures Trans, mais c’était tout de même un sacré Rendez-vous d’aficionados de musique, avec ses rencontres, ses retrouvailles, ses découvertes et ce plaisir, constant, de vivre des instants inoubliables.

 

See you next year, en attendant, c’est ici que ça ce passe : Electronic Music Addict !

 

 

 

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