SAMEDI 11 DECEMBRE : RETOUR SUR LA JOURNEE DE CLOTURE

Published on décembre th, 2010
Electronic Music Addict : [TRAP]

TRAP

Aujourd’hui, on ne veut pas rater [TRAP] au 4Bis. Le concert commence à 17h00 et l’entrée est gratuite. Après un léger souci technique, le concert peut enfin commencé. [TRAP] à 17h00, on a du mal à comprendre car nous, on les voyait bien dans un Hall du parc Expo, en plein milieu de la nuit. Ben ouais, ça tabasse quand même ! Le concept est assez simple et efficace : Zôl aux machines, Merlin à la Batterie. Qui est le plus fou des deux ? Difficile de l’affirmer car on a a faire à deux purs cinglés. Musicalement, c’est carrément la tuerie, malheureusement on trouve que la batterie est sous-mixée, ce qui gâche un peu la prestation de Merlin. Le soir même, au Parc Expo, les gars sont invités sur la scène du Mouv’, la batterie retenti dans le hall et effectivement on préfère ce son plus crado et dynamique ! Quelle mise en jambe pour cette troisième et dernière journée ! Il fait à peine nuit, nous sortons du concert de [TRAP]avec l’impression de terminer une belle soirée. Ce n’est pourtant pas le cas, car arrive à grands pas l’heure de prendre la navette pour se rendre au Parc Expo. Ce soir, le programme est chargé ! La grande question est : va t-on réussir à tout voir (ou entre-voir)?

Electronic Music Addict : Roky Erickson

Roky Erickson

On commence direct par le Hall9 avec Théo Gravil, qui mix une Techno/House ma foi fort sympathique pour un début de soirée. C’est à ce moment là qu’on se dit que ce soir, le niveau est haut. On ne s’attarde pas car on aimerait bien voir la fin de Dominique Young Unique dans le Hall4. Le temps de s’y précipité, il est déjà trop tard. Dur dur de tout voir. C’est pas grave, on continue notre programme intensif dans le Hall3 avec Roky Erickson, le vieux de la soirée. Super ce retour dans les années psychés mais c’est déjà l’heure pour nous de rebouger Hall9 afin de ne pas rater ne serait-ce qu’une seconde de Glaslamp Killer, le “mother fucking dj” du label Brainfeeder (Flying Lotus). Il nous faut peu de temps pour entrer dans le délire. L’homme, est fou (encore un??), balance des tracks hors du commun, et s’agite, comme en Trance, derrière ses platines ! C’est un pur moment entre la folie, le plaisir de faire du Head-Banging comme jamais et la réelle découverte de nouveaux sons, de nouvelles tendances outre-Atlantique. Alors, oui, monsieur Killer reprend du Beastie Boys, du Wu Tang Clan, mais, rien à voir avec un dj set basique. Les grosses basses, le dubstep et les nouvelles sensations sonores de la côte ouest américaine nous font vibrer sévère. Un des meilleurs moments de cette 32ème édition ! Dommage tout de même qu’un crétin balance de la flotte sur le matos de Glaslamp Killer, faisant sauter le son. The Glaslamp Killer en devient tout énervé et s’adresse au mec en lui disant que s’il recommence, il mettrait sa **** dans son *** de *******. Cool. Le set reprend, encore plus fort ! Vraiment, je n’aurais pas tout misé sur Glaslamp Killer, et pourtant, c’est bel et bien lui qui me fait le plus d’effet depuis trois jours.

Voici venu le tour de Pnau. Cool, c’est dans le même Hall9, pas besoin de se bouger à toute vitesse, et ça, c’est bien appréciable. Pnau, on les attends de pieds fermes. Effectivement, après deux années sans réussir à les programmer, Jean-Louis Brossard est heureux de nous les présenter ce soir. C’est peut être l’effet de trop en attendre qui fait que la sauce ne prend pas. Mais, très franchement, nous on adhère pas à leur son trop lisse, trop plat. On se demande même si c’est bien joué live, pour dire. Nan, franchement, très déçus.

Pas grave, il y a Blitz The Ambassador Hall4 et là, on est presque sûr que ça va être le carton. Un Mc, un backing band composé de batterie, basse, guitare, section cuivres, sur papier c’est alléchant. De plus, Blitz a crée son propre label (Embassy MVMT) avec l’aide de The Roots, valeur sûre. Et bien, Blitz the Ambassador est bien au rendez-vous. On passe un agréable moment musical, Blitz est très sympa sur scène, le groove est là. Mais, plutôt que de tenter d’analyser le set, le mieux c’est de le voir et le revoir grâce à  Arte Live Web !

[La vidéo n'est plus en ligne]

C’est maintenant l’heure de Gonjasufi, toujours Hall4 ! Chez Electronic Music Addict, on parle souvent de Gonjasufi. Il faut dire qu’à l’écoute de son album, force est de constater que nous avons dans les mains quelque chose de totalement unique.  Il créer à lui même un nouveau courant musical, il est complètement affranchi de toutes ressemblance avec n’importe quel artiste existant.  Encore une fois le label Anglais “Warp” défricheur de talents depuis déjà maintenant 21 ans a misé sur le bon cheval :

Electronic Music Addict : Gonjasufi

Gonjasufi

L’homme n’en est pas à son premier coup d’essai, acteur de la scène hip-hop de San diego depuis les années 90 au sein du “Master Of universe Crew”, il est remarqué par le label pour sa collaboration sur un titre du second album de Flying lotus “Los angeles”.  Si la formule Live est étonnante car très Rock psyché, elle n’en est pas moins passionnante. Le concert est court, trop court, mais bourré de sensations étranges, de superbes tracks et l’apparition de The Glaslamp Killer (qui a co-produit l’album de Gonjasufi) apporte ce qu’il nous manquait : les sonorités électro improbables que l’on aime tant sur l’album. Gonjasufi en a surpris plus d’un ce soir, en bien ou en mal d’ailleurs car il ne fait pas l’unanimité et ça c’est plutôt bon. Le projet n’est pas consensuel, il est juste unique.

Après [TRAP], The Glaslamp Killer et Gonjasufi, comment élever le niveau ? Et bien, c’est assez simple, il faut boire un bon verre, et se mettre dans une autre ambiance. La fête, la danse, et non la découverte ou l’attente d’une nouvelle claque musicale car il n’y en aura pas.

Electronic Music Addict : Teenage Bad Girl

Teenage Bad Girl

Alors oui, Teenage Bad Girl c’est supra efficace et on bouge notre boule à fond. Oui, Renaissance Man c’est une très bonne Techno Minimale et encore oui, Bomba Estéro a foutu le feu au Hall4. Mais, le tout n’arrive pas à la hauteur du reste. On passe tout de même de très bons moments, la fête bat son plein et l’heure de la fin approche très vite. Vient l’heure du final, Hall4, avec Batida. Batida, nous ne les avions pas repéré dans la programmation. Quelle erreur ! C’est un final très festif, le public en redemande. C’est vrai que c’est assez bon Batida, et leur chanteur Portugais est très attachant. La danseuse réveille en nous des pulsions bestiales et musicalement, c’est plutôt chouette. Bon, ce n’est pas la révélation des Trans, mais ils on le mérite de clôturer cette édition magistralement. Rappel, émotion, très beau moment. On s’en souviendra.

Et voilà, c’est la fin. Le corps est ravi car usé par trois jours de musique, l’esprit en redemande. La fin des Trans, c’est toujours un peu triste. Vivement l’année prochaine !

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